Ils se sont emparés de moi, comme ça. Un beau jour je me suis rendue compte que quoi qu'ils feraient, je les suivrais. J'ai lutté, je me suis débattu, j'ai voulu défendre mes principes et aujourd'hui je ne sais même plus quelles étaient mes règles de base. Je me suis obstinée à me dire que c'était faux, que je n'pouvais pas être si dépendante. J'ai réussi à me détacher de tout ça, de toute cette peine, de tout cet amour démesuré et absurde. Ca m'est revenu en pleine gueule et je les hais de m'avoir fait ça. En leur présence je perds tout mes moyens, mes pensées se bousculent dans ma tête tel un champ de bataille en catastrophe. Mes membres n'obéissent plus à mes volontés, tout me lâche et plus rien n'est cohérent. A cause d'eux -ou grâce à eux- je suis devenue un vrai bordel, un paradoxe pur et dur, une personne complètement incompréhensible et sans but précis. A l'amour comme à la guerre, je ferais tout pour vous revoir, quitte à me révolter, quitte à causer l'anarchie et peut-être même ma perte.
- As-tu un nom ? Moi non plus.
Précision; Je suis malade, alors le premier ou première
bouffon ou bouffonne qui vient me briser les couilles que j'ai pas, il
ou elle va bien vite comprendre sa connerie, et j'espère que c'est clair.